lundi 27 octobre 2014

Maurice Scève, poète lyonnais du XVIe siècle, et Délie, objet de haute vertu

 Maurice Scève (1500-1564?) poète lyonnais du XVIe 
et "Délie, objet de haute vertu", recueil de dizains.
évocation par Barbara Pillot, 
accompagnée de Louise Audubert, violoncelle et voix, 
Jeanne Marie, lectures.

Lundi 27 octobre 2014 à 20 heures
La Cave à Poèmes de Gérard Trougnou, 
Théâtre des Déchargeurs, rue des Déchargeurs, Paris 1er. 
Entre les Halles et la rue de Rivoli, près du Châtelet. Entrée 8€, buffet compris à la pause.

Maurice Scève (1500-1564 ?)  et "Délie, objet de haute vertu"
évocation du poète lyonnais dans son temps à travers les courants artistiques et poétiques,  lecture de dizains extraits de son oeuvre majeure : "Délie, objet de haute vertu",
musique de Toinot Arbeau (1519-1595), Clément Jannequin (1485-1558) 
et chant traditionnel anglais du XVIe siècle.

"Econome en écriture, Maurice Scève ne compte que trois écrits majeurs à son actif, Les Blasons, Délie, objet de haute vertu et Microcosme. Peu soucieux de prendre place dans le débat en cours à l'époque sur la défense de la langue française, quoique ses contemporains l'aient considéré comme « Le Dante français », Maurice Scève n'a pas laissé trace de traités sur le sujet. Il n'a pas davantage pris soin d'assurer sa renommée en se livrant aux jeux des dédicaces mutuelles qui inscrivaient traditionnellement les poètes dans un cercle donné. Bourgeois lyonnais, à la fortune bien assise et aux mœurs modestes, il n'a laissé à la postérité aucune information biographique notoire. Après sa mort, son œuvre a sombré dans l'oubli et n'a reparu véritablement dans les milieux littéraires qu'au 19ème siècle, grâce à une anthologie poétique de Sainte-Beuve. Le style bien particulier de Maurice Scève a cependant donné le ton à toute une génération de poètes aussi célèbres que Marot, Ronsard, Du Bellay, et plus tard, Mallarmé.
Aussi souhaiterions-nous, le temps d'une soirée,  faire découvrir, grâce à une sélection de dizains choisis parmi les 449 qui composent la Délie, une certaine forme originale de sensibilité littéraire dont la nouveauté stylistique marqua la création poétique française au 16ème siècle.... " (extrait de la conférence de Barbara Pillot)

Le récital est suivi d'un débat avec le public qui est aussi invité à lire des dizains de Délie, partageant ainsi entre tous la voix du poète.
Après la pause, selon l'habitude instituée par Gérard Trougnou dans la Cave à Poèmes, scène ouverte après la pause de 22h à 23h.

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