dimanche 2 décembre 2012

L'abbé de Larnay, un prêtre poitevin du XIXe siècle

Charles-Joseph Chaubier de Larnay 1802-1862

En hommage à l’abbé de Larnay (1802-1862) disparu il y a 150 ans, Jeanne Marie présente
«L’abbé de Larnay, un prêtre poitevin du XIXe siècle »
une vie au service des plus faibles, en particulier des sourdes muettes & aveugles à partir de sa biographie  
«Ce bon père, Monsieur de Larnay»*
                                                                                                           

Mercredi 5 décembre 2012      à 15 heures
Café François Coppée, Cercle poétique & littéraire l’Amitisme,1 bd du MontparnasseParis 5e M°Duroc
Cet hommage sera souligné par une dédicace des concerts 
La Cantate de l'Ensemble Les Muses Galantes, de Louise Audubert 
samedi 8 décembre à 16h église ste Elisabeth, 195 rue du Temple 
dimanche 9 décembre 2012 à 12h30 24 rue Pierre Nicole à Paris
(voir www.euterpia.org)



« Oui, il m’était inconnu lorsque les Sœurs m’ont confié ce travail biographique. Désormais, quand il m’arrive de passer à Poitiers sur cette voie au trafic intense, mon regard cherche le clocher de Larnay qui se détache sur l’horizon et je pense à ce prêtre qui a si bien illustré la  phrase :  «Que serait la Foi sans les œuvres ?». Jeanne Marie
Traversant plus d’un demi-siècle de l’histoire de France, le livre de Jeanne Marie « Ce Bon Père, Monsieur de Larnay » raconte la vie de Charles-Joseph Chaubier de Larnay, qui vécut à Poitiers dans la première moitié du XIXe siècle ; fils d’aristocrates de la Vendée et du Poitou, il consacra sa vie aux œuvres de charité et plus particulièrement à celle qui porte son nom, l’Institution des sourdes-muettes et aveugles de Larnay, dirigée par les Filles de la Sagesse. En 1859, il fonde la congrégation Notre-Dame des Sept Douleurs pour les sourdes qui désirent donner leur vie à Dieu ; elles deviendront les Oblates de la Sagesse de Larnay. Un dimanche d’hiver, en décembre 1862, l’abbé de Larnay s’éteint à Poitiers dans sa maison de la rue Saint Paul,  il vient d’avoir soixante ans. Il repose en paix à Larnay auprès de sa famille et de « ses chères enfants ». 
Jeanne Marie  « CE BON PERE, MONSIEUR DE LARNAY » biographie de l’abbé de Larnay  (1802-1862) suivi du « LIVRE DES SŒURS SOURDES OBLATES DE LA SAGESSE » (Ed. Sœurs Oblates de la Sagesse) 350 pages illustrées.  Annexe : la chapelle Notre-Dame de Larnay & ses vitraux. En vente (15€) chez les Sœurs Oblates de la Sagesse, Institut de Larnay,  rue Chaubier de Larnay, 86580 Biard.  Fax  05 49 53 41 72.  Librairies de Poitiers, le Love Money Café de Poitiers, l’Abbaye Sainte-Croix de St-Benoit,  l’abbaye St-Martin de Ligugé, la Procure, Vannes, Rennes, Tours,  Chartreuse Auray, Ass Sourds Vienne & Sud-Ouest. etc                                                   
 
Les grilles ouvertes sur la Cour d'Honneur de l'Institut de Larnay,
la statue de la Vierge et le clocher de la chapelle Notre-Dame de Lanay

Je suis un être intime
Poème de Marthe Heurtin, sourde-muette aveugle pensionnaire de l’Institut de Larnay
*M. Arnould auteur d’un ouvrage « Ames en prison » qui raconte la vie de Marie Heurtin atteinte de la triple infirmité : sourde-muette et aveugle, que la patience éducation de Sr Sainte-Marguerite, des Filles de la Sagesse de Larnay, a sorti de l’obscurité. Ce poème, Marthe HEURTIN, sœur de Marie, elle aussi sourde-muette et aveugle, l’a récité lors des fêtes du Centenaire de l’Institut de Larnay (Poitiers) en 1933, en hommage à l’abbé de Larnay. 

Je suis un être intime, un être où Dieu repose,
Ce monde où tout s’agite est étranger pour moi.
Je ne désire rien, possédant toutes choses,
Le Christ s’est fait mon frère ; il suffit à ma foi.

Mais pour lui rendre grâce, écoutez mon histoire :
Elle est un chant d’amour, un hymne à sa bonté.
Dans un humble foyer, aux rives de la Loire,
Je vins dans la douleur et dans la pauvreté.

Car ce même berceau conservait l’héritage
De trois aînés chéris, portant la même Croix !
« Enfant, que seras-tu ? » murmurait l’entourage,
« Tes yeux sont-ils ouverts, entends-tu notre voix ? »

« Ô parents bien-aimés, soyez forts dans l’épreuve.
L’enfant que vous bercez ne vous verra jamais.
Elle est un être intime, une âme toute neuve,
Pour vous c’est un mystère, attendez dans la paix. »

Je suis cet être intime où tout encore sommeille,
Ce monde qui m’entoure est étranger pour moi.
Bientôt, dans ma prison, un être me réveille.
Je vibre à ce contact. Mère, ah ! ce n’est plus toi !




2 commentaires:

  1. Je retrouve ce blog, je ne sais plus comment établir les liens entre les divers blogs poésie, livre de l'abbé de Larnay et les Soeurs sourdes Oblates de la Sagesse de Larnay, les concerts des Muses Galantes. Je fais un essai.

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  2. A propos de Marie Heurtin : http://cigales-eloquentes.over-blog.com/article-parole-de-sourd-118778056.html

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