mercredi 4 août 2010

Ilia Galan, poète espagnol



ILIA GALAN, poète espagnol, philosophe, professeur d’esthétique. Dans son dernier recueil de poèmes Amanece (Un autre jour se lève), il montre une vision intérieure de la nature comme symbole et référence, soumise aux attaques des désastrs écologiques ; sentiments menacés par le ciment ; villes de fumée égarées dans des asphaltes anonymes ; mystique qui coule à travers les forêts et se dévoile, au-delà des conventions, comme la recherche de l’harmonie perdue. Poèmes métaphysiques qui cherchent un cap, l’espérance à laquelle on ne peut renoncer, comme une extase, et qu’on atteint par la contemplation de la beauté : retrouvailles avec un Infini libérateur.

Ilia Galán (Miranda s/Ebre, Burgos, 1966) est Chercheur en Esthétique du Programme Ramón y Cajal pour l’Université Carlos III de Madrid. Chroniqueur habituel de différents journaux, il a publié, parmis ses derniers ouvrages : Lo sublime como fundamento del arte frente a lo bello, 2002 ; Arderá el hielo, Calambur Poesia, 2002 ; Actualidad del pensamiento de Sem Tob, 2003 ; Arte, sociedad y mundo, 2003 ; et les romans Tequila sin trabajo, Morandi, 2000 ; Tiempos ariscos para un extranjero, Morandi, 2001 ; Todo, Calambur Poesia, 2004. Amanece, Calambur Poesia, 2005. Sonora Antologia de Sol y Edades, Livre et CD, poésie avec musique de Josué Bonin de Gongora.

« AMANECE »
d’Ilia Galàn
un poeme extrait du recueil
Direcciones

Caminaba o me arrastraba
Por les valles verdes, por los cielos plomizos,
O deslizaba mi rumbo
Por la carretera, con musicas celtas
Mientras los automoviles pasaban
Atropellando una y otra
Mis piernas cansadas.
Peleaba gris con las brumas
Cuando hallé de pronto la estatua de piedra,
Bruja o hada gaélica,
Y pensé, mirada amiga,
Responde esfinge helada ; me llamo pregunta.
Solo miraba, y mis ojos encontraron
Nadando su beso sincero y pétreo,
Pero ahi yacia quieta su figura ;
Imaginé el sol otra vez,
Me levanté y corri mas fuerte
Los caminos infinitos
Llovia -.
Llevaba el osculo cosido a los nudillos
Y una espada rota me seguia.
(11 de abril de 1993)


« UN AUTRE JOUR SE LEVE »
(traduction Jeanne Marie ©)

Directions

Je marchais ou je me traînais
par les vertes vallées, par les ciels de plomb,
ou mon cap s’enlisait
par la route, avec des musiques celtes
tandis que les automobiles passaient
écrasant tant et plus
mes jambes fatiguées.
Je me colletais, gris, avec les brumes
quand soudain je trouvai la statue de pierre,
sorcière ou fée gaélique,
et je pensai, regard ami,
répond sphinx gelé ; je m’appelle question.
Je regardais seulement, et mes yeux trouvèrent
en nageant son baiser sincère et pétrifié,
mais là gisait son visage tranquille ;
j’imaginai le soleil une fois encore,
je me levai et courus plus fort
les chemins infinis
-il pleuvait-.
J’emportai le baiser cousu dans la jointure de mes doigts
et une épée brisée me suivait.
(11 avril 1993)

2 commentaires:

  1. Sur le pont d'Avignon. Le coup frappa l'enfant à la machoire. Il resta debout. Sourirant. Le tireur: rien. Le fusil: aucun. Et il y avait cette aube et ce soir pleins d'expectations les plus brillantes.

    S'il vous plait...

    Poétudes

    - Peter Ingestad, Sverige

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  2. Merci de ces quelques lignes mais où est la suite du poème, Peter ? Même si vous ne parlez pas bien le français ce lieu est sans frontières.

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